S'agissant de la condition des jeunes en Guadeloupe,la situation est cruciale à cause d'un contexte économique qui ne favorise pas l'emploi. Dans cette situation de crise généralisée , ceux qui possèdent suivent une logique pour maintenir les positions acquises. Peut on les critiquer?La peur des lendemains difficiles crée un phénomène de crispation.
Critiquer ce genre de comportement ne sert à rien également puisqu'il relève de la nature humaine. Le collectif "CDI"(sigle combien évocateur!) a créée un espace de discussion qui, s'il n'est pas suivi d'effet, découragera plus d'un et n'aboutira pas à l'effet escompté. A notre avis la seule façon de passer la tempête consisterait :
-d'une part, à faire le bilan de la situation des jeunes en matière de formation et de niveau de formation, et,
-d'autre part, à analyser l'adéquation entre ces niveaux de formation et la capacité du système économique local à les accepter dans le temps.
Qu'on soit d'accord ou pas sur le contenu d'un discours politique,on doit admettre qu'il fait bouger les choses dans un sens ou dans l'autre.
Néanmoins,il nous semble opportun de créer des structures qui présenteraient un caractère professionnel, des sortes de confréries professionnelles , de petites couveuses professionnelles...Les jeunes devraient s'approprier la culture d'entreprise tout en ayant à l'esprit qu'ils ne seront pas tous patrons.
Ne conviendrait il pas pas tout mettre en oeuvre pour diminuer le taux d'oisiveté pour les raisons que nous savons:
Explorer les possibilités que donne le législateur en matière de services à la personne, en matière d'environnement,et en matière de financement européen.
De toutes les façons, ces jeunes prendront ipso facto, et dans le temps, la place de celles et ceux qui partiront progressivement à la retraite.
En raisons des incertitudes, les jeunes doivent se contraindre à épargner et commencer, avec l'aide des parents à financer leurs projets de vie et leur retraite(Épargne à long terme).
Car il faut bien admettre que le système économique et social actuel favorise la consommation et non l'épargne et l'investissement qui sont les moteurs de la relance et de la croissance économique. Il favorise les importations et non la production locale.
En conclusion,le jeune d'aujourd'hui sera le retraité de demain et la condition des retraités de demain sera ce qu'auront fait les jeunes d'aujourd'hui,répartition oblige.