- Extrais du mémoire final d'Accompagnateur en montagne de Cyril Prost -
L’ENSA (Ecole Nationale de Ski et d'Alpinisme), les guides de hautes
montagnes, et d’une manière plus large les alpinistes parlent
souvent du « danger objectif » du MAM.
J’ai demandé à
Stéphane Husson
de m’en donner une définition : « Le danger objectif
est un danger extérieur, qui n’est pas lié au sujet, il est donc
objectivement le même pour tout le monde. Par exemple, une chute de
pierre peut aussi bien représenter un danger objectif pour un
débutant que pour un guide expérimenté, même si on voit beaucoup
de guides sans casque ! ».
Selon le Docteur
Herry,
médecin à l’ENSA et spécialiste du mal des montagnes, ce
symptôme relève de la « notion subjective »,
c'est-à-dire qui reste propre au sujet, au montagnard, à
l’alpiniste.
C’est dans cette notion
de subjectivité que l’on peut comprendre tout l’intérêt du
sujet exposé présentement. Le mal des montagnes touche différemment
les individus. Que l’on soit grand ou non, un homme ou une femme,
sportif ou pas, il est impossible de dresser un inventaire objectif
de cette notion. En d’autre termes, une personne touchée une
première fois par le mal des montagnes peut l’être une seconde
fois, dans des circonstances totalement différentes.
Qu’est-ce que le mal
des montagnes ?
En introduction, une
première définition a été avancée : Ce mal touche tous les
montagnards qui participent à des trekkings en altitude, à des
degrés divers.
Donc si on simplifie
cette définition : toute personne faisant du sport, en
altitude, aura plus ou moins le mal des montagnes.
Mais en plus, ce mal a
une particularité, celui d’être « Aigu ». Le « mal
des montagnes » peut donc recevoir une autre appellation :
le « MAM »
ou « Mal Aigu des Montagnes ».