Les jus de fruits comme l'Açaï du Brésil, le Gogi du Tibet, la Grenade de Méditerranée, le Mangoustan d'Asie du sud-est, le Noni de Polynésie, le Maquis de Patagonie font partie de tous ces produits exotiques, attractifs, certainement très intéressants au niveau alimentaire, comme nos fruits et légumes locaux, mais certainement pas doués de mille vertus comme les publicités semblent le prédire.
Leur présentation mirobolante, au sens figuré, permet aux marchands peu scrupuleux d'exercer une séduction voire une soumission vis-à vis d'une population crédule.
A ce jour, aucune validation scientifique n'a été apportée quant aux allégations supposées de ces produits.
Pour la Pharmacopée, une drogue mirobolante, au sens propre,
(du grec « muron » : parfum et de « balanos » : gland )
est un fruit exotique séché servant de remède "étonnant".
En conclusion, à défaut de trouver des principes actifs extraordinaires,
ce qui serait déjà fait, il s'agit d'une transposition alimentaire correspondant
à des produits inconnus chez nous. L'attrape-nigauds n'est pas loin, surtout si l'on considère le prix rapporté au litre ! (Une arnaque n'est jamais "bon marché")
La réciproque est vraie aussi :
Proposons un jus de fruit classique de nos contrées à un Tibétain en lui faisant miroiter des vertus mirobolantes, quelle serait sa conclusion ?
Le Tibétain connaît-il le chou romanesco ou le chou de Bruxelles ?
Connaît-il le chou chinois ?
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Faut-il élargir cette considération au Silicium organique buvable,
au Gel d'Aloé Vera buvable,
aux divers jus de Blé, d'Herbe, d'Orge, souvent qualifiés de " green " ?
Le qualificatif "gold " ne serait-il pas plus adapté ?
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